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14/06/2014

1944 - 2014 VICTIMES CIVILES DE LA LIBERATION.

 

 

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VICTIMES CIVILES EN NORMANDIE;

 

 

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 Jeune française réparant la veste d'un soldat allié.

 

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Les soldats alliés accueillis avec joie.

La semaine dernière, la France, l'Europe, comme l'Amérique du Nord ont célébré le 70 ème anniversaire du débarquement. Un grand hommage a été rendu aux soldats alliée qui ont laissé leur vie pour libérer notre pays ainsi que l'Europe du joug nazi.

Lors de cette émouvante cérémonie, les victimes civiles des bombardements n'ont pas été oubliées et à juste titre. Il a été rappelé que le sol normand a beaucoup souffert lors de sa libération.

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La gare de Lison ( Calvados ) avant le 6 juin 1944. 

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La même gare, après le 6 juin 1944.

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La gare maritime de Cherbourg avant le débarquement allié

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Ce qui reste de la gare maritime après les bombardements

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Une rue de Coutances , vers 1900

 

Coutances

une vue de Coutances suite à la libération

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Devant la gare de Saint-Lo, au pied des remparts un amas de décombres.

 

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Image de la ville de Falaise dans le calvados.

 

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Un char allié traversant un champ de ruines.

Peut-être 2500 civils ont été tués pendant les 24 heures qui suivent l'aube du jour J. La plupart périssent sous les bombes déversées sur les villes normandes (Saint-Lô, Caen, Vire, Argentan, etc..)

La bataille de Normandie a provoqué la mort de 13.632 civils dans les trois départements Bas-Normands.

A titre de comparaison, les alliés ont perdu 37.000 hommes au cours de la bataille de Normandie et les allemands 80.000

 

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 Une vue de la ville de Saint-Lo, capitale des ruines. 

C'est la ville de Caen qui a le plus souffert avec 2.000 tués. Compte tenu du nombre d'habitants, d'autres communes ont subi des pertes proportionnellement plus élevées, Coutances (270 morts), Lisieux (800 morts), Vire (350 morts), le triste record est détenu par le village d'Evrecy où le bombardement de nuit du 14 au 15 juin provoque la mort de 130 personnes sur les 400 habitants du bourg soit 32,5% des habitants.

Le 6 juin 1944, jour de joie pour beaucoup, mais aussi jour de deuil pour de nombreux martyrs de la libération.

 

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Comme cette femme âgée ,ce sont des moments que j'ai vécu.

Ce 6 juin 1944 j'avais 17 ans et subi comme beaucoup les bombardements.

Photos : Archives U.S.

10/02/2013

PREMICES DU DEBARQUEMENT DES ALLIES

LA VIE D'UN FILS D'OUVRIER

 

AGRICOLE

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LA FIN DE L'OCCUPATION

 

trente septième chapitre

 

La fin de mai, comme ce début du mois de juin a vu les attaques des avions alliés se multiplier. Les bombardements allaient en s'amplifiant tant sur la côte qu'à l'intérieur des terres. Nous étions le lundi 5 juin, j'avais repris le travail aprènum_risation0066s le repos du dimanche, pendant lequel j'avais pu rencontrer tous mes copains. Et pendant mon travail à la cave du buffet de la gare, je me demandais où les allemands allaient m'envoyer construire le fameux pont et sur quelle rivière, auquel ils avaient fait allusion la semaine précédente.

Ce jour là, quelques avions sont venus nous rendre visite, qui malgré les tirs de la "flak" n'ont pas semblé avoir subi de dégâts, nous les reverrions donc le lendemain. Passant voir si le vin blanc que je mettais en bouteilles était bon, le patron m'a informé que le lendemain il devait aller à Saint Lô pour essayer de trouver du ravitaillement pour le restaurant, il est vrai que la cuisinière avait du mal à trouver de bonnes recettes pour accommoder le boeuf fumé qui revenait trop souvent sur les tables du restaurant. La journée a été assez difficile, et le travail terminé, je n'ai pas traîné pour rentrer à la maison pour profiter d'un bon repos.

Mais, en ce début de soirée, l'aviation était très présente et c'est presque sans interruption que nous entendions tous ces avions. Mon père semblait inquiet et pensait qu'il se passait quelque chose, il craignait un fort bombardement de la gare, les voisins aussi se posaient des questions et se demandaient si la libération de notre sol n'était pas venue, et dans ce cas, où elle aurait lieu. Beaucoup pensaient au Nord de la France.num_risation0062

Peu avant minuit, nous avons entendu une série de très fortes explosions, il était très difficile de les localiser, elles venaient du côté de la mer, et malgré les nuages nous pouvions apercevoir des lueurs dans le lointain.

Parti dans le village à la recherche de renseignements, mon père est revenu à la maison nous annonçant que les anglais se préparaient à débarquer et que cela était imminent. Renseignement donné par un cheminot du village, qui lui a été informé par l'instituteur de la commune d'Airel qui était son chef direct dans la Résistance (par la suite nous avons appris qu'ils étaient rattachés à un groupe qui a été pris par la gestapo deux mois auparavant, une douzaine de membres auraient disparus à la suite de ces arrestations).

 

Sans plus de détails, nous nous sommes recouchés, sachant que nous avions un abri tout à côté pour nous réfugier en cas de coup dur.num_risation0064

Vers six heures du matin, j'ai été réveillé par un bruit assourdissant, c'était quelque chose que je n'avais pas vécu jusque là. Toute la famille était debout se demandant ce qu'il allait arriver. Aux alentours tout semblait calme, cela venait de la côte, sans toutefois cibler les endroits exactes. Mon père qui avait fait la guerre de 14/18 disait qu'il s'agissait de grosses pièces d'artillerie de marine et que cela ressemblait à ce qu'il avait du subir à Verdun, nous disant que nous n'avions pas intérêt à rester sur place avec la gare si proche.

Nous ne savions pas ce qui se passait tout près de chez nous, pourtant à quelques dizaines de kilomètres de notre village, d'où nous pouvions voir les lueurs et les nuages de fumée, des milliers d'hommes prenaient pied sur le sol français.

Arrivant par plus de mille navires lancés dans cette opération, cinq cent canons armant une bonne centaine de navires de guerre arrosaient le sol français de leurs obus de gros calibres pour ouvrir le passage sur notre sol aux troupes et aux chars de l'armée anglaise et américaine. num_risation0063

C'est la force et le bruit de toutes ces explosions qui faisaient trembler les portes et vitres de nos maisons.

Dans cette côte de la fotelaie où nous habitions, aucune circulation, ni voiture, ni camion, sur cette route reliant Isigny sur mer à Saint Lô, on se demandait où était passée l'armée allemande. Pourtant dans le lointain le bruit sourd des explosions se succédaient au même rythme.

En sortant de la maison située à mi-côte , j'ai aperçu trois personnes avec des bicyclettes très chargées de bagages, c'étaient des cheminots allemands des "bahnhof" qui montaient la côte, ils sont passés devant moi sans aucun regard, pourtant je les connaissais bien, ils étaient des familiers du bar du buffet de la gare.

Où allaient ils, je ne le saurais jamais.

 

A suivre..............

24/05/2012

PLAGES DU DEBARQUEMENT

LA BATTERIE DE LONGUE SUR MER

 

 

 

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Casemate abritant un canon de 150mm


Cette batterie allemande est l'un des éléments du mur de l'Atlantique. Fortification conçue pat Hitler en mars 1942, du cap Nord au golfe de Gascogne pour rendre impossible le débarquement des alliés sur ces côtes.

 

 

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Encuvement pour projecteur

La construction de la batterie de Longues sur mer a commencé en septembre 1943, mais toujours pas achevée le 6 juin 1944.

Cette batterie se situait pratiquement à la jonction entre les principales zones du débarquement à l'Ouest et britannique à l'Est.

La portée des canons permettait d'atteindre les plages d'Omaha beach et Gold beach, sachant que les bateaux approchant la côte se trouvaient aussi à portée de ses pièces d'artillerie.


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Pièce d'artillerie abritée dans sa casemate

Le site comprenait quatre canons de marine de 150mm, de longue portée d'environ vingt kilomètres. Chaque pièce était abritée par une casemate de type Regelbau M272 avec mur et plafond en béton armé de deux mètres d'épaisseur, celle-ci était installée sur une petite falaise à environ trois cent mètres à l'arrière de la côte. Un poste de direction situé au bord de la falaise dirigeait leurs feux, il était équipé d'un système électrique très moderne qui fournissait automatiquement les coordonnées de tirs aux canons.

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Le poste de direction de tir vu de l'arrière

Ce poste comprenait deux étages, un pour l'observation vers le large, l'autre en dessous pour le suivi des cibles.

Une protection antiaérienne assurait la sécurité du site, elle était composée de trois flack de 20mm et pour la défense terrestre de divers petits bunkers et tobrouks, le tout ceinturé de fils barbelés.La batterie de Longues sur mer comptait une garnison de cent quatre vingt hommes.

 

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 Un pillobox .Cet ouvrage offrait une protection basse à un fantassin.

La semaine précédent le débarquement elle a subi deux bombardements importants qui ont laissé les canons intacts, mais détruisirent le câblage électrique reliant le poste de tir aux casemates, ce qui le jour du débarquement obligea les soldats allemands à utiliser des signaux manuels moins efficaces.

 

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 L'observatoire du poste de direction de tir

Le matin du débarquement, vers cinq heures trente, le croiseur britannique Ayak a ouvert le feu sur la batterie occasionnant peu de dégâts.

Les croiseurs ont repris leurs tirs, le feu à cessé à huit heures quarante cinq. Deux canons étaient hors d'usage.

Le lendemain, la batterie a subi un nouveau bombardement aérien et a été prise sans difficulté par la compagnie du 2ème régiment du Devonshire.

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 Le poste de direction de tir,en bordure de la falaise.

Outre la batterie de Merville, il s'agit du seul site présentant des pièces dans leur état d'époque.Le site est aménagé pour la visite.

09:37 Écrit par bernard chan dans VISITE EN NORMANDIE | Tags : bombardements, canon, casemate | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer

 
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