logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

12/05/2012

AU DEBUT DU SIECLE DERNIER EN COTENTIN

LA VIE D'UN FILS D'OUVRIER AGRICOLE

 

numérisation0027.jpg

 

MA NOUVELLE ECOLE, UN CHANGEMENT

 

Chapitre dix neuf

 


Dans notre nouvelle école, une éducation totalement différente de celle que nous venions de quitter. Pas de baguette en bambou pour nous rappeler à l'ordre, ni de coups de règle sur les doigts. Notre nouvel instituteur était totalement différent de l'ancien.

 

numérisation0014.jpg

L'enseignement y était moins rigide et plus détendu tout en étant aussi studieux. La façon de nous enseigner était très différente. On s'apercevait que nous étions dans un autre milieu, un autre monde où la vie était plus agréable que le lieu que nous venions de quitter.

La cour de récréation était très animée, aucun jeu courant n'était interdit, chacun s'ébattait à ses aises avec une discipline organisée mais non subie. Les bagarres étaient très rares et le maître avait très peu à sévir.

Cependant, un souvenir qui me revient: Un jour, pendant la récréation, un camarade qui était un vrai dur, a remonté la cour jusqu'à la porte de la classe avec pratiquement un coup de pied aux fesses à chaque pas par notre maître, cela sous la risée de tout le monde, il avait du faire une grosse ânerie, ce qui d'ailleurs lui arrivait souvent. Se faire botter les fesses par l'instit était plutôt rare.

numérisation0032.jpg


 

Chaque semaine nous avions du sport le mardi après midi, cela se passait dans la cour de l'école. Différentes disciplines étaient au programme, tels le saut, les courses à pied, le football. Pour celui-ci, nous allions dans un pré situé à quelques encablures de l'école, ce dernier était prêté par un fermier dont les fils étaient dans la même classe que moi. A ce jeu, le maître participait une mi-temps dans chaque équipe.

C'était bien la première fois que je faisais du sport à l'école.

 

numérisation0031.jpg

Notre maître était très ouvert et très décontracté envers ses élèves comme avec le reste de la population, cela n'était pas très bien vu par certains qui n'hésitaient pas à le considérer comme étant communiste. Moi je pense qu'il était surtout social, traitant les personnes sur un même pied d'égalité, ce qui déplaisait à quelques uns, particulièrement dans le milieu agricole, la commune étant dirigée par ceux-ci.

Dans notre école il n'y avait pas de partialité, riches comme pauvres étaient traités de la même façon, ce qui n'existait pas dans l'école que je venais de quitter.

Distante d'environ un kilomètre et demi, nous y allions à pied par la route goudronnée.comme la majeur partie de nos camarades.

numérisation0028.jpg

Mais souvent nous prenions un raccourci à travers champs, au détriment de nos chaussures "sabots" pleins de terre, ce qui nous valait des réprimandes de ma mère, quelques fois assez sévères.

Un jour, en revenant par la route, mon frère cadet avait du se quereller avec des copains, il a pris la fuite poursuivi par ces derniers, pour aller plus vite, il a quitté ses sabots pour ne pas être rattrapé. J'étais derrière lui, et j'ai récupéré les sabots abandonnés sur la route pour les rapporter à la maison. Mal m'en a pris, je ne sais pas ce qu'il avait raconté à ma mère, mais à peine arrivé avec les deux sabots, j'ai pris deux claques sur la figure sans savoir pourquoi. Il est vrai qu'il lui arrivait souvent de faire des bétises nous accusant par la suite.

 

numérisation0026.jpg

A l'arrivée dans cette nouvelle école, j'ai de suite intégré le cour supérieur, j'avais toujours eu des bonnes notes dans l'établissement précédent.

Dans ce cours, nous étions huit pour préparer le certificat d'études primaires, un camarade était du même âge que moi, nous étions les plus jeunes avec nos onze ans. Alors il nous fallait travailler assidûment. Le dernier mois avant l'examen nous avions étude, je me souviens que pendant ces cours, nous prenions sur le bureau du maître un genre de cendrier représentant une roue de voiture, notre plaisir était de le faire rouler dans les allées de la classe, chose impensable avec mon ancien instituteur.

C'est ainsi que notre instruction s'étoffait dans la détente la plus complête.

 

numérisation0030.jpg

A suivre .....

09:14 Écrit par bernard chan | Tags : instituteur, jeux, sport, école | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer

Commentaires

c'est toujours aussi interessant ton histoire de vie, je me regale mais n'ai pas toujours le temps de mettre un mot, tu as du apprecier le changement de maison et d'école ...

amitiés

Écrit par : josette | 12/05/2012

Bonjour Bernard

Je lis toujours avec plaisir les tranches de ta vie, que ce soit à l'école ou à la ferme de tes parents. Parmi les jeux, tu ne mentionnes pas les billes, ce qui était pour moi, avec les jeux de course, le passe temps favori.

Tu devais avoir une grande cour, comme nous autres, alors que maintenant, quand je regarde les écoles en ville, la cour ressemble plus à un mouchoir qu'à un endroit où les élèves peuvent courir.

Ton histoire du maitre qui fait une mi temps dans chaque équipe, ça me remet en mémoire le même souvenir, que j'avais complètement oublié, avec un maitre juste avant le certificat d'études. Nous allions dans un vrai stade, et nous jouions "en travers" en délimitant les "lignes" avec les vestes et les manteaux. A côté de nous, il y avait d'autres écoles et quand nous avions "gymnastiques" et eux football, il y avait de l'indiscipline dans les rangs.

Amitiés du grillon

Écrit par : Christian | 16/05/2012

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique