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25/03/2012

AU DEBUT DU SIECLE DERNIER EN COTENTIN

LA VIE D'UN FILS D'OUVRIER AGRICOLE

 

L'EGLISE AU FIL DE LA VIE

chapitre quatorze

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Malgré les grands sacréments de l'église reçus, notre vie catholique ne s'arrêtait pas là, il nous fallait continuer notre éducation religieuse et nous étions soumis à cette obligation.numérisation0028.jpg

Il nous restait un sacrement à recevoir, la confirmation, qui comme son nom l'indique "nous confirmait" vraiment chrétiens. Cette cérémonie n'avait pas lieu tous les ans, alors il nous fallait réapprendre le cathéchisme quelque peu oublié.

Cette journée était  présidée par l'évêque du diocèse, le Saint Sacrement était administré par ce haut représentant de la religion catholique. Nous recevions cet acte important par l'imposition de son pouce sur notre front accompagné d'un signe de croix. La bénédiction ainsi reçue, nous étions sensés suivre le bon chemin de la foi religieuse.

Pour moi, retour au catéchisme pour le baptême de ma soeur née en avril mille neuf cent trente cinq , il m'a fallu à nouveau me replonger dans la littérature liturgique, mes parents avaient décidés que je serais son parrain. Donc, retour à l'église pour réapprendre le savoir religieux. Cela sous l'égide d'un curé très sévère.jusqu'au jour de la réunion autour des fonds baptismaux. Une grande délivrance, je me demandais même parfois si j'avais vraiment la fibre catholique.

Pendant l'apprentissage de ma vie religieuse, je n'ai été enfant de choeur que trois ou quatre fois et en "intérim", je n'ai jamais servi la messe, honneur apprécié par certains heureux élus ayant eu ce privilège. Peut être n'avais-je pas la tête de l'emploi pour le curé, mais je n'étais pas le seul.

Autre sacrement de l'église très remarqué dans notre campagne, l'extrême onction donnée aux personnes en fin de vie. Celle-ci était administrée par le curé venu souvent à pied avec les saintes huiles et un enfant de choeur pourtant la croix. Sur leur passage, les gens se signaient en faisant le signe de croix. Un autre enfant de choeur portant une clochette signalait le passage du Christ.

Souvent après le passage du prêtre le fidèle ne tardait pas à mourir, il était même parfois à l'agonie pour recevoir ce dernier sacrement.

Pendant la période du catéchisme et même après, il fallait souvent aller se faire confesser, ne serait ce que pour communier. C'était un rituel auquel nous ne pouvions échapper. Nous faisions la queue dans l'église, nous entrions les uns aprèsnumérisation0032.jpg les autres dans le confessionnal situé sur un côté de l'église entre le nef et le choeur. Derrière la grille nous séparant du prêtre, il nous fallait avouer tous nos péchés sans en cacher aucun, sinon nous risquions le purgatoire ou plus terrible, l'enfer. Nos fautes avouées, il fallait faire pénitence.  Suivant le nombre de péchés commis, nous avions un plus ou moins grand nombre de prières à réciter ou plusieurs dizaines de chapelets à faire, et parfois les deux, suivant le gravité de notre cas. Toutes pénitences que nous accomplissions assez vite.

Les jours de grandes cérémonies, ce sont les grandes personnes qui venaient se faire pardonner en avouant leurs péchés au Curé. Peu d'hommes venaient se faire confesser, peut-être avaient ils commis beaucoup moins de péchés que leurs compagnes.

Beaucoup de femmes venaient au confessionnal, certaines y restaient assez longtemps ayant sûrement besoin d'un long repentir, elles en ressortaient les mains jointes pour aller s'agenouiller devant un Saint (statues disséminées dans le choeur et la nef représentant les Divinités de l'église) pour prier.

Le prêtre avait autour de lui certaines personnes pour le seconder, notamment des femmes qui l'aidaient dans son ministère. Certaines nous enseignaient le catéchisme à sa place. Ces femmes souvent d'un certain âge venaient à numérisation0031.jpgl'église comme un semblant de repentir , après souvent une vie mouvementée et joyeuse dans leur jeunesse, une façon comme une autre de se refaire une vie exemplaire.

J'en ai connu deux que nous avions comme suppléantes du Curé; une que les gens du pays appelaient "Marie cul sale" car parait il, pendant la première guerre mondiale elle se faisait basculer par les cheminots dans les tenders remplis du charbon alimentant les locomotives du dépôt de la gare voisine, d'où son surnom.

l'autre "Marie L.." (je ne me souviens plus de son surnom) avait vécu de la même façon en un lieu différent. Je n'ai jamais su réellement son activité, mais d'après quelques potins entendus, elle n'avait rien à envier à sa compagne de catéchisme.

Ainsi repenties, elles pouvaient nous faire la morale et nous enseigner le droit chemin à accomplir.

 

A suivre ..........

Commentaires

Bonjour Bernard

La confirmation venait l'année après la communion, le catéchisme était encore frais dans les cervelles, surtout celui enseigné à coup de règles sur les doigts. Je crois que les méthodes ne devaient pas être les bonnes, car j'ai cessé de mettre les pieds de façon assidue dans l'église peu après.

Dans les villages, le souci de bien paraître faisait que tout le monde allait à la messe, mais en ville, ce n'était pas pareil.

Je n'ai d'ailleurs gardé aucune image pieuse de ce temps là.

Bonne semaine

Christian

Écrit par : Christian | 01/04/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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